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Les Jeunes et Leurs Communautes Prennent en Charge la Sante Reproductive et Sexelle des Jeunes Print

Burkina Faso

Le but de ce projet était d’améliorer la santé reproductive et sexuelle des jeunes à travers la participation communautaire. Pour ceci, Advocates for Youth a travaillé avec Mwangaza Action, une ONG Burkinabé, et trois associations de jeunes au sud du Burkina, en développant les capacités en 1) santé reproductive et sexuelle des jeunes et 2) participation communautaire. Ensemble, pendant un an et demi, les partenaires ont mobilisé 20 villages à identifier des priorités en santé reproductive et sexuelle et les stratégies pour les aborder. Comme résultat, les communautés ont lancé des activités qui ont duré l’an et demi qui restait du programme. (Quelques unes de ces activités continuent même aujourd’hui). La méthodologie de participation communautaire était à la base du programme. Cette méthodologie est caractérisée par une série d’ateliers réalisés avec des comités villageois comprenant des filles, des garçons et d’adultes hommes et femmes; des assemblées villageoises; des réunions régulières avec les autorités locales; des groupes de discussions dirigées; et planification au niveau communautaire.

Comme résultat du processus de mobilisation communautaire, les garçons et les filles, avec l’appui des plus âgées, ont identifié les priorités suivantes :

  • Le manque d’information sur les 1) Infections Sexuellement Transmissibles (IST), y compris le VIH/SIDA, 2) la planification familiale, et 3) l’excision;
  • La faible fréquentation des services ; et
  • Le manque de communication parent-jeunes.

Les stratégies qui ont été identifiées pour aborder ces priorités étaient les suivantes :

  • L’éducation des pairs ;
  • Activités pour améliorer la communication parent-jeune ;
  • Information, Education et Communication, y compris théâtre, danse, séance vidéos plus discussions; et
  • Promotion de services amis-des-jeunes.>

Au total 47 pairs éducateurs âgés de 15-26 ans ont été formés (moitié filles, moitié garçons) par les associations de jeunes et assistés par les comités villageois. En gros chaque mois pour les trois sites, les éducateurs pairs ont réalisé 80 causeries en groupe et 160 visites à domicile sur les thèmes identifiés comme priorités dans les communautés. Les pairs éducateurs ont vendu à peu près 1.320 condoms par mois et ont touché environ 1.760 jeunes par mois.

Les activités d’Information, Education et Communication (IEC) étaient également centrales pour le succès du projet en créant un environnement plus propice pour le travail des pairs éducateurs. Assistés par les comités villageois, les membres des associations des jeunes ont facilité environ 45 séances grand publique sur les thèmes prioritaires chaque mois. Ces séances étaient ouvertes à tout le monde et souvent s’agissaient d’une projection vidéo ou théâtre, accompagnés d’une animation musicale. Les membres des associations de jeunes ont aussi réalisé environ 90 visites à domicile avec des adultes traitant la communication parent-jeune sur des thèmes de sexualité. Comme résultat des activités d’IEC, à peu près 3.780 jeunes et 2.070 adultes ont été atteints chaque mois dans les trois sites.

Du au besoin de services amis-des-jeunes, Advocates et Mwangaza ont réalisé une formation de 5 jours pour les prestataires de services de santé des trois sites sur comment faire les services plus accueillants aux jeunes. Après la formation, deux sites ont identifié une personne à être chargée de services pour les jeunes. Le troisième site a fait des aménagements à l’espace pour assurer la confidentialité. Plus tard, les participants d’un des trois sites ont dupliqué la formation pour les autres prestataires de santé dans leur village, et la formation a depuis aussi été dupliquée dans les deux autres sites.

Résultats de l’enquête sur connaissances, attitudes et pratiques (CAP)
Les résultats suivants sont pris de l’évaluation du programme, réalisée par le Pacific Institute for Women’s Health. Ceci comprend les résultats d’une enquête (CAP), réalisée pour mesurer des changements à travers le temps du aux interventions à base communautaire.

  1. Résultats en tant que connaissances et attitudes ont montré des augmentations dans la proportion des jeunes:
    • Disant qu’ils peuvent parler avec leurs parents sur la sexualité (de 36% à 55%) ;
    • Montrant des améliorations en connaissances du VIH/SIDA (de 70% à 86%) ;
    • Sachant comment utiliser bien le condom (de 52% à 84%);
    • Ne comptant pas exciser leurs filles dans l’avenir (de 72% à 86%) ; et
    • Sachant où obtenir des services de santé reproductive (de 62% à 78%).

    "En tout cas, avant nous avions peur d’aller aux centres de santé parce que nous avions honte mais aussi à cause de l'accueil des prestataires. Mais maintenant, c’est notre premier choix pour chercher des informations sur tout qu’e nous voudrions savoir sur la sexualité et la santé."
    - une jeune personne pendant un des discussions de groupe dirigées

  2. Résultats en tant que comportements ont montré:
    • Une baisse dans la proportion de jeunes sexuellement actifs qui ont déclaré plusieurs partenaires ;
    • Une augmentation dans la proportion de jeunes sexuellement actifs qui on déclaré avoir seulement un partenaire (une augmentation dans deux des trois sites de 47% à 67%) ;
    • Une augmentation dans la proportion de jeunes sexuellement actifs qui ont déclaré l’utilisation actuelle du condom (de 51% à 73%) ; et
    • Une augmentation dans la proportion de jeunes sexuellement actifs dans une des trois sites qui ont déclaré utiliser la contraception.
    Il n’y avait pas de changement dans l’âge au premier rapport sexuel, qui s’est maintenu envers 18 ans. Au même temps, l’évaluation a montré qu’une plus grande proportion de filles a déclaré qu’elles étaient sexuellement actives (de 24% au 38%). Recherche qualitative a ensuite démontré que cette augmentation apparent en activité sexuelle parmi les jeunes femmes est liée à une plus grande ouverture chez les filles de parler et d’avouer leur activité sexuelle.

Pour moi, le condom n’est pas juste quelque chose pour les garçons Avec les maladies que nous avons maintenant, j’ai toujours un condom dans mon sac. De cette manière, si mon copain dit qu’il n’a pas un condom quand nous allons faire l’amour et qu’il faut le faire sans rien, je dis simplement que non, parce que j’en ai.

- jeune fille à Pama

Changements dans la capacité organisationnelle
Evaluation a montré d’améliorations importantes en ce qui concerne la capacité organisationnelle des partenaires locaux pour réaliser un programme participatif de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes.

  1. Les associations des jeunes ont développé des capacités en participation communautaire et facilitation, développement organisationnel, et santé reproductive et sexuelle des jeunes. Les associations de jeunes sont bien connues pour leur travail sur santé reproductive et sexuelle comme résultat du programme et d’autres groupes locaux au niveau communautaire et national leur demande une assistance.
  2. A son tour, Mwangaza a développé de la capacité en santé reproductive et sexuelle des jeunes. (Mwangaza était déjà expert en mobilisation communautaire). Mwangaza a aussi bénéficié de plus de visibilité au niveau national et international pour leur capacité de réaliser des programmes de santé reproductive et sexuelle des jeunes, qui ne figurait pas jadis dans leurs volets d’interventions.
 Pendant une projection vidéo sur VIH/SIDA à Pama, le représentant administratif d’un village voisin (à 15 km) a participé dans la discussion. A la fin, il a approché les membres de l’association de jeunes et a dit, "Pourquoi vous ne pouvez pas faire une séance comme celle-ci dans mon village? Ou, est-ce que vous pensez que nous n’avons pas de problèmes?"

 

Réussites dans le niveau de participation communautaire
Le programme a réussit à atteindre de hauts niveaux de participation par des membres des communautés. Peut être encore plus notable, les jeunes ont pu participer d’une manière importante. Par exemple, des jeunes âgés de 16-21 ont été perçus par 78% des enquêtés comme acteurs principaux dans le programme. Soixante-dix pourcent des enquêtés ont indiqué que les parents et d’autres adultes ont joué un rôle consultatif ou d’observation. Du à la variété des leaders, personnel de santé, membres des communautés, parents et jeunes participant dans les activités, des opportunités sont issues plusieurs fois pour appuyer les activités du programme pendant le projet.

Par exemple, à Pama, le comité du Centre de Lecture et Culture n’a pas hésité de donner le feu vert à chaque fois qu’il y a eu le besoin pour l'utilisation de la salle de conférence, soit pour les séances de travail ou pour les rencontres avec les comités villageois.

Eléments à souligner
Il y a plusieurs éléments clés dans le dessin du programme qu’il vaut la peine de noter:

  • Jeunes travaillant en partenariat avec les adultes
  • Développement des capacités locales en se basant sur les capacités déjà disponibles et infrastructures locales
  • Convergence de connaissances et capacités locales et capacités externes basées sur des stratégies de santé reproductive et sexuelle démontrées efficaces par la recherche
  • L’apport des communautés en tant que technologies et ressources
  • Des méthodes participatives basées sur discussions en groupes
  • Séparation de sexe et âge au début du programme pour le travail en groupes
  • Egalité de genre
  • Participation multisectorielle
  • Transparence
  • Flexibilité

Défis
Le programme a rencontré des défis dans plusieurs domaines. Des domaines à améliorer incluent:

  • Mécanismes de collecte et de documentation pour que les associations de jeunes puissent mieux suivre et présenter leur travail ;
  • Coordination avec les partenaires d’évaluation ;
  • Supervision des pairs éducateurs et formation pour leurs superviseurs ;
  • Mécanismes de motivation pour les comités villageois et les pairs éducateurs ; et
  • Liens aux activités de micro entreprise.

En conclusion, à travers une approche de participation communautaire, les programmes peuvent mieux servir les jeunes. La participation communautaire s’agit de : 1) involucrant les jeunes eux mêmes et d’autres membres de la communauté, y compris les parents, les professeurs, les leaders religieux et administratifs, et le personnel de santé ; et 2) créant un environnement propice qui permet et encourage les jeunes à prendre en charge leur santé reproductive et sexuelle.

Pour de plus amples informations sur le programme, veuillez contacter a:

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Directrice, Division Internationale
Advocates for Youth
2000 M Street, NW, Suite 750
Washington, DC 20036
tel: 202 419 3420 ext. 32
fax: 202 419 1448

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Coordinateur
Mwangaza Action
06 BP 9277
Ouagadougou, Burkina Faso
tel: (226) 36 07 70 / 36 33 85
fax: (226) 36 33 85

 
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